Madagascar : les préparatifs

Madagascar est un pays magnifique et peuplé de gens merveilleux, mais il convient de bien se préparer avant d'y aller. Malgré son incroyable richesse, c'est un pays pauvre, aux infrastructures dégradée et où la malaria sévit. On te dit tout de nos préparatifs et des erreurs à éviter.


À l'été 2018, nous sommes partis à Madagascar, sur la terre de mes ancêtres maternels. C'était un voyage important pour moi qui n'y avais pas été depuis presque 10 ans, mais aussi pour Léa qui allait enfin découvrir ce pays dont je lui parle (presque) tous les jours depuis notre rencontre.

Cette série d'articles racontera les préparatifs et le voyage, avec le plein de vidéos et de photos.

  1. Les préparatifs
  2. Tana, la côte Est et Sainte-Marie
  3. La RN7 d'Antsirabe à Ranomafana (bientôt)
  4. La RN7 et le Grand Sud (bientôt)

Deux circuits pour un premier voyage à Madagascar

À l'occasion des fiançailles d'une cousine, nous avons eu l'occasion de voyager en famille à Madagascar pendant 3 semaines et demi. L'objectif était donc de découvrir toute la diversité des paysages et de la biodiversité malagasy. On voulait aussi faire découvrir la culture de l'Île Rouge et tout son artisanat, pour ainsi avoir un panorama complet de mon pays d'origine. On a préparé deux circuits d'une semaine et de 10 jours, sans compter les visites aux alentours de la capitale.

Circuit 1 : Côte Est + Sainte-Marie (7 jours)
Ce premier circuit d'une semaine nous a emmené à l'est du pays, dans la station balnéaire de Foulpointe et sur l'île paradisiaque de Sainte-Marie. Nous avons pu profiter de la plage et des baleines, tout un programme.

Circuit 2 : La RN7 : Antsirabe, Ranomafana, l'Isalo et Ifaty (10 jours)
Ce deuxième circuit de dix jours nous a fait visiter la RN7, route mythique de près de 1000km entre la capitale et Tuléar, dans le Grand Sud. On y a découvert la ville thermale d'Antsirabe, le parc luxuriant de Ranomafana, le massif désertique et les oasis de l'Isalo et la plage et la forêt de baobabs d'Ifaty-Mangily.

Pour déterminer les circuits et trouver les logements, on a surtout utilisé les guides touristiques (Le Guide du Routard, Lonely Planet et Le Petit Futé) mis à jour chaque année, plutôt que les sites de voyages qui sont à la ramasse. L'idéal est bien sûr de connaître quelqu'un de confiance sur place (ce qui a été notre cas), et même là il faut plusieurs sources d'infos.

Des organisations éthiques existent un peu partout dans le pays, qui sont respectueuses de l'environnement et des habitants, les incluant dans les tours organisés. Nous sommes par exemple passés par l'asso Ravaka à Antsirabe.


Comment s'y rendre ?

En avion bien sûr. On peut chercher au moins cher avec des escales, mais on a préféré prendre un vol direct. On est partis avec Corsair, au départ d'Orly. Le vol aller avait une escale à Mayotte mais on a pas eu besoin de descendre de l'avion. Le retour était direct. Ca nous a aussi permis d'avoir 30kg chacun en soute, ce qui est confortable quand on prépare ses valises.

Les billets sont très très chers, surtout en haute saison. On s'y est pris 6 mois à l'avance et malgré ça nos billets ont coûté 1239€ A/R par personne, en passant par l'agence Cap Madagascar. Une autre technique est de les prendre au dernier moment, mais dans ce cas on peut perdre 3/4 jours de voyage selon les dates disponibles. A faire donc uniquement si tu as des dates flexibles.


Avant le départ

La toute première chose à faire est de déterminer les dates de ton séjour en fonction de ta situation (j'ai par exemple pris une semaine sans solde en plus de mes 3 semaines de congés payés) et d'acheter les billets pour Madagascar, mais aussi les vols internes.

L'administratif

Il faut bien vérifier son passeport, regarder s'il est toujours valable 6 mois après le départ. Si jamais c'est pas ton cas, fais très rapidement les démarches car ça peut être long (et ça t'évite un stress supplémentaire à l'approche de la date fatidique).

Ensuite, inscris-toi sur Ariane, la plateforme du ministère des affaires étrangères. Tu donnes tes dates de séjour, les lieux que tu comptes visiter et l'objectif du voyage. Comme ça en cas de problème (incident diplomatique, insécurité, etc.), l'État français pourra te contacter facilement.

Renseigne-toi auprès de ta banque ou de ton organisme de carte bancaire sur les assurances auxquelles tu as droit, c'est pratique de savoir que tu peux être rapatrié sans frais. Profite pour noter tous les numéros utiles (ambassades et consulats, compagnie aérienne, banque, etc.) sur un papier que tu garderas toujours avec toi.

Enfin, je te conseille d'éviter le visa électronique et d'opter pour le bon vieux visa à tamponner à l'aéroport. En effet, l'informatique est pas top et ça peut vite t'amener beaucoup de galères. Le mieux est donc de prendre un visa 60 jours que tu paieras en euros à l'atterrissage. Prévois l'appoint, aux dernières nouvelles il est de 40€. On te déconseille le visa 30 jours même s'il est moins cher, car une prolongation inattendue de ton séjour te mettrait dans une situation très inconfortable (la prison malagasy est vraaaiiiment pas un endroit où tu aimerais mettre les pieds).

La santé

Madagascar est un pays tropical où se trouve le paludisme. Ce virus qui se transmet par les moustiques peut tuer, il ne faut donc pas le prendre à la légère. Nous avons pris de la Malarone durant tout le séjour et après pendant quelques semaines. Il faut obligatoirement une prescription médicale mais ce n'est pas remboursé. Il peut par contre te constiper et te rendre malade à la digestion, donc prends-le plutôt le soir pour éviter de gâcher tes journées (et toujours à heure fixe). Pour te l'être prescit, rends-toi chez ton médecin ou, si tu es à Paris, directement à l'institut Pasteur qui fait des consultations sans rendez-vous (comme nous l'avons fait). Profite de ce moment pour vérifier tes vaccins. Aucun n'est obligatoire mais celui contre l'hépatite A est très fortement conseillé. Personnellement j'étais déjà vacciné, mais j'ai eu droit à des rappels.

Pour lutter contre le palu, il faudra aussi que tu te protèges de la piqûre des moustiques. Ne lésine pas sur les moyens : pschitts anti-moustiques, vêtements longs imbibés, moustiquaire, imbibée elle aussi (à prendre avec soi, il y en a dans la majorité des hôtels mais pas chez l'habitant). Sur place, évite les zones humides à l'heure du coucher du soleil, c'est là où ils sont les plus nombreux.

On a aussi embarqué une grosse trousse de secours, pour tous les petits bobos qui peuvent arriver. En effet, les hôpitaux ne sont pas fiables et il est mieux de laisser les dispensaires aux locaux. Prends bien tout ce qui est premiers soins (bandages, gazes, désinfectant, pansements), médicaments de base (Doliprane, Smecta, etc), protections solaires à indice maximum et Biafine (je suis métis et j'ai la peau mate, mais je me suis quand même bien protégé, le soleil sous les tropiques tape plus fort), tout l'attirail anti-moustique. On n'a utilisé qu'environ 1/5e de la trousse, mais au moins on était pas démunis.

La turista est commune aussi, prépare-toi à être barbouillé durant le voyage. Ramène donc des pastilles pour purifier l'eau et une paille filtrante. Sur place, vérifie bien que toute bouteille commandée est ouverte devant toi. Ne prends pas de glace (malgré la chaleur), et assure-toi bien que l'eau des plats à été bouillie. Les crudités sont aussi à éviter (elles sont souvent lavées à l'eau).

Quoi prendre dans sa valise ?

S'habiller
Si tu pars en juillet/août comme on l'a fait, ce sera l'hiver austral (la saison sèche). Ca ne veut pas dire qu'il neigera, mais par contre il peut faire assez frais (voire froid) au centre du pays, avec des gelées matinales. Pour l'anecdote, on est partis de Paris sous un grand soleil et 31°C, et on a atterri sous la pluie avec 15°C max. Prévois donc pulls chauds et pantalons. Prends un manteau. Par contre dès que le soleil monte dans le ciel, il fait vite très chaud, donc amène aussi shorts et t-shirts. En gros, prends des vêtements de toutes les saisons. Surtout, amène un (ou deux) couvre-chefs, le soleil est très direct. Tu verras, tous les locaux ont un chapeau ou une casquette. Prends aussi des lunettes de soleil qui protègent vraiment.
Nous avons eu droit à tous les temps, du froid et tempéré à Tana et Antsirabe (et chaud en journée), de l'humide et chaud dans l'est du pays, du (très) chaud et (très) sec au sud. Nos impers ont bien servis à Sainte-Marie, où on s'est pris une saucée en scooter. N'oublie pas le maillot de bain !
Si tu comptes faire du snorkeling, on te conseille le masque Décathlon Easybreath, c'est beaucoup plus confortable que le masque + tuba classiques. Prends aussi tes palmes.

Les bagages
Des valises classiques sont suffisantes, sauf si tu veux faire de la randonnée dans des endroits plus éloignés, dans ce cas prends plutôt un sac de randonnée. Surtout, assure-toi d'avoir un bagage qui ferme à clé ou à code, pour tes affaires de valeur (argent, papiers, matériel électronique). En effet, même dans les hôtels tu devras toujours fermer à clé ton bagage avant de sortir. Le mieux est de prendre des valises rigides, qui, contrairement aux valises en tissu, empêchent un coup de couteau malencontreux lors du débarquement des bagages.
Dans la journée, prends un sac à dos antivol (qui s'ouvre dans le dos) et un sac-banane facilement accessible. Dispatche l'argent (tu auras une grosse liasse de billets) entre les deux, laisse une enveloppe dans ta valise. Tu peux même prendre une ceinture invisible pour séparer plus encore tes ariary.

Documenter
On est partis avec un appareil photo, nos téléphones portables, un drone et une caméra type GoPro. Aucun problème pour les prendre en avion, mais mets-les plutôt dans ton bagage cabine. Le drone doit être lui éteint, avec les batteries enlevées et obligatoirement en soute (renseigne-toi quand même, la législation évolue vite).
Prends des cartes mémoires en plus car tu n'auras pas d'ordinateur pour transférer les photos, et n'oublie pas les batteries de rechange. En effet, il n'y a pas de l'électricité partout, entre les hôtels qui allument un groupe électrogène uniquement de 18h à 23h et les délestages fréquents en ville. Il n'y a en théorie pas de problème légal pour faire voler un drone, mais demande quand même à un local avant de le faire décoller (tu peux te retrouver près d'une zone militaire sans le savoir).
Protège bien ton matériel quand tu te balades, trop d'exposition attire les convoitises, surtout dans les grandes villes. On a bien senti plusieurs fois des mains de pickpockets sur nos poches. Pour cela, rentre l'appareil sous ta veste si tu ne l'utilises pas, et attache toujours la dragonne autour de ton poignet.

La préparation mentale

C'est une part importante de la préparation qu'il ne faut pas négliger. En effet, la pauvreté extrême peut choquer si l'on n'est pas prêt à la voir et complètement gâcher ton voyage.

Madagascar est l'un des pays les plus pauvres du monde, avec énormément d'enfants malnutris, des inégalités criantes et un développement en dent de scie, pas aidé par l'instabilité politique chronique. Tu découvriras immédiatement que ta position de touriste occidental (le vazaha) te confèrera beaucoup de pouvoir, notamment grâce à ton porte-monnaie supposé bien rempli. Être en capacité de dépenser une cinquantaine d'euros par jour est juste inenvisageable pour une grande majorité des habitants, tu auras alors droit à des sollicitations pour tout. On pourra te proposer de porter tes bagages, de te coiffer, te masser, te guider ou encore de te vendre des souvenirs, des spécialités locales ou des services inutiles. Certains enfants te demandront tes bijoux, de l'argent ou même juste de l'eau dans les endroits les plus arides. Sache que tu peux refuser, et qu'on te laissera tranquille si tu le dis clairement. Par contre, si tu acceptes un service, il faut le payer, ils ne font pas ça par générosité.

Ne te prends pas pour un humanitaire, tu es bien là pour être un touriste. Tu ne changeras pas la politique du pays, tu ne pourras pas aider tous les enfants que tu croiseras, ils continueront à vivre comme avant dans leur habitation sans eau courante ni électricité. Accepte que ta présence et le pouvoir d'achat que tu amènes en tant que touriste les aideront, dans une politique plus globale de tourisme dans le pays (même si elle est plein de défauts par ailleurs).

Cette pauvreté entraîne aussi de la corruption. Les agents de l'État (policiers, gendarmes, agents de la douane ou autre) demandent très régulièrement des bakchichs aux touristes. Tu n'y échapperas pas. On sait bien que la corruption est mauvaise et qu'elle devrait disparaître. Mais ne reste pas sur ton piédestal de vertu, accepte de payer. Premièrement, cela t'évitera des emmerdes, et deuxièmement, cette petite somme (pour toi) en plus dans leurs poches peut aider toute une famille à se nourrir le soir. Les bouquins donnent des infos plus précises sur quoi accepter, et un guide local peut aussi te conseiller sur quoi faire.

En général, les malagasy sont des gens de parole, quand ils s'engagent ils respectent. Simplement parfois, ils vont essayer de tirer un peu plus d'argent pour le service rendu. Il faut évaluer et faire ce qui semble être juste. N'abuse pas non plus de leur confiance, ils ont du mal à dire non aux touristes. Ils pourraient alors se démener pour une demande finalement futile. Dans tous les cas, il n'y a pas vraiment de règle absolue, tout dépend du contexte. Fis-toi à ton instinct et demande aux gens. Comme on dit là-bas, ça dépend.


Sur place

La langue

Madagascar a une langue parlée par tous ses habitants : le malagasy, une langue de type austronésienne. La Grande Île étant une ancienne colonie française, la langue de Molière est bien répandue, surtout dans les endroits touristiques et en ville. Tu n'auras donc aucun problème à te faire comprendre, surtout que tous les guides sont au moins bilingue français malagasy.

Néanmoins, il est toujours bien de connaître quelques mots et phrases en malagasy pour créer une relation de confiance. Apprends par exemple à dire bonjour dans le dialecte des régions que tu visites, merci, au revoir et quelques aliments.

Les transports

C'est un point important. Les routes de Madagascar sont mauvaises (c'est un euphémisme), et une centaine de kilomètres peut vite devenir 3 heures de routes sinueuses avec une chaussée très cabossée, voire pas de goudron du tout. On compte alors les distances en heures et pas en kilomètres, et tout est mora mora (doucement).

Longue distance

Contrairement aux apparences, les transports collectifs longue distance sur route (qu'on appelle aussi taxi-brousse) sont relativement bien organisés sur l'île, en plus d'être très peu chers. Les taxi-brousses s'organisent dans les gares routières, par coopérative. Chaque coopérative a une autorisation d'opérer sur une ligne précise (comme Tana- Tamatave), elles ont chacune un bureau à la gare routière. Si tu veux prendre le taxi-brousse, il faudra t'y rendre la veille pour réserver tes places (on te conseille d'en prendre deux par personne pour plus de confort). Le jour du départ, arrive tôt pour choisir ta place. Tes bagages seront installés en sécurité sur le toit et le taxi-brousse partira quand il sera rempli, pas avant.

Le taxi-brousse est vraiment pas cher et authentique (c'est le moyen de transport par excellence des malagasys), mais peut être rapidement inconfortable et devenir assez rare dès que l'on veut sortir des sentiers battus. On te conseille donc de réserver un spécial, c'est-à-dire un taxi-brousse privatisé. C'est ce qu'on a fait pour nos deux circuits et c'était super. On n'avait certes pas le confort d'un car moderne (pas de clim'), mais les playlists souvent faites de classiques de la chanson française (et aussi malagasy) font la différence. Financièrement, le spécial pour Foulpointe a coûté 14€ par personne, et celui pour Ifaty (roadtrip de 8 jours) 62,50€ par personne, sachant que le prix dépendra forcément du nombre de personnes dans la voiture. Pour en réserver un, rends-toi quelques jours auparavant à la gare routière qui dessert ta destination, et réserve à une coopérative. Une fois les conditions définies, le chauffeur pourra venir te chercher au point de rendez-vous.

On te déconseille fortement de louer une voiture et de partir seul. Les routes sont dégradées et les trous non signalés sont très accidentogènes si on ne connaît pas la route, et il est très difficile de faire réparer sa voiture (quand j'étais petit on avait loué une voiture, qui a crevé, on a bien perdu 4h pour trouver de quoi remplacer le pneu crevé). Il y a aussi des problèmes d'insécurité, avec des secteurs interdits de nuit à cause des brigands. À proscrire donc.

Il existe aussi des lignes plus confortables, plus chères, climatisées et à horaires fixes, notamment entre Tana et Antsirabe. Intéressant si t'as un avion à ne pas rater par exemple.

Comme les temps de voyage sont très longs, tu ne pourras pas faire l'économie des vols internes, surtout si ton temps sur place est limité. La première chose à faire quand tu planifies tes circuits c'est de réserver ces vols. Nous on a pris deux fois l'avion, pour rentrer de Sainte-Marie et d'Ifaty. Les billets ont coûté respectivement 292€ et 250€. On est sur des prix occidentaux en compagnie régulière, mais le standing est similaire. Air Madagascar et sa filiale Tsaradia desservent toutes les grandes villes et destinations touristiques du pays depuis Ivato.

On a aussi pris le bateau pour nous rendre à Sainte-Marie, aucun problème. D'ailleurs, une navette de la compagnie nous a amené au "port". Léa a eu la nausée à cause des vagues, mais le bateau était moderne et on a été bien escortés (tu en sauras plus dans le prochain article).

En ville

En ville, les taxi-be sont les lignes de bus régulières. Ce sont des fourgonnettes Renault ou Toyota, avec 5 rangées de sièges. Chaque ligne a une couleur particulière. Ils sont bondés mais très nombreux, et très peu chers. On paye en montant. Le personnel annonce tous les arrêts d'un seul coup, impossible de comprendre. Demander aux autres voyageurs ou au chauffeur de nous dire quand descendre.

Les taxis sont aussi très nombreux, avec beaucoup de 4L et 2CV. Ils n'ont jamais de compteur, le prix est fixé avant la course. Pas chers, ils sont partout mais il faut négocier pour avoir le bon prix (sinon ils peuvent augmenter par 10 pour les touristes). Renseigne-toi sur les prix des courses dans les guides, ou demande à des locaux.

Dans certaines villes, il y a aussi des pousses-pousses, des cyclo-pousses et des tuktuks. C'est sympa et dépaysant. Il faut par contre supporter de voir un homme (souvent pieds nus) courir devant toi pour te transporter. Attention, tu peux souvent être vite entouré de personnes souhaitant te transporter, en te proposant le prix le plus bas possible. Je te conseille de prendre le premier arrivé, et de négocier le prix une fois les autres partis, pas avant.

On a aussi expérimenté le transport en charrette et la location de scooter (avec guide), et il est possible de faire de la pirogue (mais on n'a pas fait). Bref, les moyens de transports sont légion à Madagascar, mais celui qui restera toujours premier, c'est la marche !

Les logements

La majorité du temps, les logements touristiques sont des bungalows. Ces maisonnettes, construites selon l'architecture locale (mur en terre, en bois ou en feuilles), ont un lit avec moustiquaire (mais pas partout), et une salle de bain. L'électricité fonctionne au moins le soir, soit par le réseau de la ville, soit par un groupe électrogène de l'hôtel. Faites donc attention si tu souhaites recharger un appareil, il faudra bien optimiser le temps. Le petit-déjeuner est souvent occidental (pain, confiture, miel local, jus de fruit frais), et est consommé dans la salle de restauration principale. Ils font aussi tous restaurant.

À Antsirabe, on est allé dans un hôtel classique, avec standing de base : draps propres, salle de bain avec eau chaude, mais pas de moustiquaire puisqu'il fait trop froid pour que les moustiques nous embêtent. Dans la capitale, nous avons logé dans la maison familiale, je ne vais donc pas t'en parler ici.

En termes de prix, tout est très raisonnable, puisqu'une nuit + petit-déj' coûte à peu près 17€ (70000 Ar). Il est bien sûr possible d'aller dans des hôtels au standing occidental, tu les trouveras vite car souvent leurs prix sont directement en euros (à partir de 50€ la nuit).

La nourriture

À Madagascar, on consomme du riz, énormément de riz. Tous les plats là-bas sont à base de riz, qu'on accompagne de viande ou de poisson à différentes manières (grillés, en sauce, etc). Il vaut mieux manger de la viande dans les terres (zébu, porc ou volaille), et le poisson sur la côte, qui sortira sûrement de la pêche du matin. Les malagasy sont adeptes du plat unique, mais en restaurant on mange aussi des desserts (moins des entrées, si ce n'est des crudités), comme la fameuse banane flambée au rhum. Tu peux aussi manger facilement des frites et des plats asiatiques (soupes de nouilles), si jamais tu en as marre du riz. C'est assez galère d'être végétarien, les locaux accompagnant toujours leurs plats de viande. Il faudra compter sur une personne qui prendra la viande ou poisson de ton assiette.

D'ailleurs, ne compte pas cuisiner à Madagascar. Nous avons passé un mois à manger au restaurant (qui est vraiment pas cher, de l'ordre de 5€ par jour), et même chez l'habitant, tu ne cuisineras pas. Les chambres ne sont pas équipées pour cuisiner, et si jamais tu souhaites cuisiner car tu loues une maison avec cuisine, il va falloir aller au marché pour négocier tous tes ingrédients. Il vaut dans ce cas mieux laisser le personnel de maison (très courant dans les propriétés de la classe moyenne et leurs villégiatures) s'en occuper.

Attends-toi à avoir quelques problèmes digestifs au début du séjour, mais tout se règle rapidement et tu te délecteras vite de tous les produits frais de l'île, comme le ravitoto, le plat national que tu peux voir juste en-dessous.

L'argent

La monnaie de Madagascar est l'Ariary. Au cours actuel, 1 euro vaut à peu près 4000 Ar, ce qui veut dire que tu te retrouveras vite avec beaaaauuucoup de billets. Le coût de la vie est dérisoire pour un occidental, attends-toi à dépenser environ 30€ par jour et par personne durant le séjour. Les seuls coûts élevés sont l'avion (le billet de France métropolitaine à Tana, et les vols intérieurs) et, dans une moindre mesure, les parcs nationaux (une 20aine d'euros pour un étranger).

Même si les prix sont ridiculement bas pour un français, n'hésite pas à marchander (quand tu achètes de l'artisanat par exemple). Ça fait partie de la culture malagasy, et cela permet aussi de ne pas faire exploser les prix pour les habitants (eh oui, ce n'est pas des babioles pour touristes mais de l'artisanat aussi apprécié des malagasy). Par contre, tu te rendras compte que tu paieras quand même plus cher qu'un malagasy, mais quelques euros de plus pour eux peut aider une famille entière.

Pour le change, nous avons amené de l'espèce que nous avons changé sur place au fur et à mesure, dans les bureaux de banque. Ne change jamais à une personne dans la rue, elle peut facilement t'arnaquer, même si elle présente des taux plus avantageux. Il y aussi de plus en plus de distributeurs à billets dans le pays, mais fait bien attention à toujours avoir du liquide sur toi, aucun commerce ne prend la carte. Si tu souhaites retirer, renseigne-toi sur les modalités de retrait (coût, montant, etc) auprès de ta banque.

Les fady

Les fady sont des tabous. Souvent locaux, ils découlent d'une histoire particulière d'un lieu ou d'une croyance de telle ou telle ethnie. Ça peut aller de l'interdiction de manger du porc autour d'un lac à celle de pointer du doigt un tombeau, en passant par enlever les chaussures sur la plage. Il faut absolument les respecter, c'est très important. Les guides et les habitants te diront les règles à respecter.


Après cette (très) longue introduction, j'espère que tu es prêt-e à te rendre à Madagascar et visiter les merveilles que ce pays offre ! Si c'est le cas, va directement lire la première partie de notre voyage entre Tana et Sainte-Marie !

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Qui sommes-nous ?

Salut toi et sois le bienvenue sur notre blog ! Nous c'est Léa et Delphin, vieux ados presque adultes. Ici tu trouveras un peu de tout, ce qu'on aime au quotidien mais aussi nos voyages et nos expériences. Enjoy !