08
Oct
2017

Le week-end du 9/10 Septembre nous sommes allés au festival du film américain de Deauville. Une tradition pour moi puisque j’y vais depuis 7 ans maintenant ! Normalement j’y vais avec ma bande de meufs mais cette année ce n’était pas possible du coup on y est allés entre namoureux. Ce festival est, comme son nom l’indique, un hommage au cinéma américain. C’est l’occasion de découvrir des films qui ne sortiront pas dans les salles françaises, aller à des conférences, des avant-premières. Tu peux aussi aller photographier les stars sur le tapis rouge si c’est quelque chose qui te tente ! Bref le festival du cinéma américain de Deauville, c’est l’occasion de t’immerger durant une journée ou même dix à la suite dans le 7e art et d’y (re)découvrir la diversité de l’American Dream à travers l’œil des réalisateurs. Il y a une compétition de films qui sont présentés à un jury, et le public a aussi son mot à dire puisqu’un prix est remis en fonction des votes du public.

Nous avons donc vu 8 films en 2 jours, autant te dire que moi il me faut un mois pour digérer tout ce que j’ai vu et arriver à distinguer quelle scène vient de quel film dans ma petite tête ! Nous avons donc vu : Jeune Femme, A Ghost Story, Good Time, Brooklyn Yiddish, Sweet Virginia, Blueprint, The Glass Castle et Gook.

Je n’ai pas été déçue par aucun de ces films (merci Charlotte&Pauline pour la pré-sélection <3). Après je t’avoue que j’ai été surprise de voir que A Ghost Story avait gagné autant de prix ! Bon c’est vrai que les plans sont absolument sublimes mais le rythme du film est à s’arracher les cheveux quoi ! Enfin bref, j’ai décidé de te parler plus en détail des 3 films pour lesquels j’ai eu un réel coup de cœur et donc que je te conseille !


Blueprint

Alors nous allons commencer avec Blueprint.

Blueprint que l’on pourrait traduire en français par programme, plan ou modèle, illustre les difficultés de Jerod à évoluer dans un monde où sa couleur de peau reste sa principale identité mais surtout son plus grand frein dans sa vie. Une fusillade, qui a causé la mort de son ami, l’amène à remettre en question les fondements mêmes de ce qu’il est. Deuil, injustice et revendications de la communauté afro-américaine sont abordés dans un drame laissant une empreinte indélébile dans mon esprit (et dans celui de tous les spectateurs je pense).

Comment ce jeune père afro-américain vivant dans les quartiers sud défavorisés de Chicago peut-il s’en sortir quand tout s’effondre autour de lui ?

Blueprint est un très beau film plein de sincérité, pas trop long, accompagné d’une BO sensible représentant parfaitement Chicago (ces envolées à l’auto-tune !).


The Glass Castle

Passons ensuite à The Glass Castle :

J’ai eu l’occasion de voir Captain Fantastic lors du festival de l’année dernière. J’ai eu peur que The Glass Castle soit une sorte de pâle copie de ce dernier mais en fait non. On part néanmoins sur le même pitch : une famille qui décide de vivre en dehors du système, éducation faite par les parents, pas de revenus financiers et des logements assez atypiques. The Glass Castle propose un parallèle entre l'enfance de Jeannette Walls, l’une des enfants de la famille et sa vie d’adulte à New York. Elle a été « élevée » par un père, mi-ingénieur mi-McGiver délirant qui promet à sa progéniture de construire un château de verre (Glass Castle). Leur mère quant à elle est une artiste méconnue et d’une irresponsabilité a en choquer toute la salle. Jeannette a donc dû prendre en charge sa fratrie depuis son plus jeune âge pour permettre à sa famille de tenir debout. Ce mode de vie poétique et sauvage connaît bien sûr des cotés sombres, mais il a créé un lien très particulier entre les membres de la famille.

J’ai vraiment été transportée dans son histoire, ses doutes, ses joies, ses espoirs et ses déceptions pendant les 2 heures. Jeannette Walls existe vraiment, et ce film est tiré de son best-seller du même nom. Cela n’enlève d’ailleurs rien à la réalisation et au jeu des acteurs, surtout les enfants qui sont magnifiquement justes. En bonus l’un de mes acteurs préférés dans le rôle du père : Woody Harrelson (découvert pour ma part dans True Detective <3 )


Gook

Nous voici déjà arrivés au 3e film et mon plus gros coup de cœur du festival : Gook.

Il faut savoir que gook est une injure pour qualifier les personnes d’origine asiatique. Donc comme tu te doutes ce film parle de 2 frères d’origine coréenne qui s’occupent du magasin de leur père, qui se trouve dans une banlieue de Los Angeles. Le film tient en une journée, plus que historique : le 29 Avril 1992. Les violences physiques et morales dont ils sont victimes tous les jours rendent leur quotidien plus que pénible. Heureusement qu’il y a Kamilla, une jeune fille noire excentrique qui vient égayer leurs journées. Le parallèle avec Blue Print ? Parler des émeutes raciales, du chaos et des discriminations envers les minorités, ici les asiatiques.

Je ne vous en dis pas plus, si ce n’est que chacun des acteurs de ce film est une vraie pépite, même si la meilleure restera Kamilla ! Ce film ne peut que te plaire grâce à sa poésie, sa spontanéité et en même temps sa dureté.


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Comme chaque année j’en suis ressorti avec des étoiles plein les yeux et une folle envie d’y retourner l’année prochaine ! Alors aurais-je l’occasion de d’y croiser toi aussi ? Es-tu tenté de regarder l’un des films que je t’ai présentés ? N’hésite pas à me le dire en commentaire ça m’intéresse !

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