20
Feb
2019

Bonjour toi, sois la.le bienvenu.e dans un article passion Léa. « Mais qu’est-ce que c'est encore son truc là ? » Il s’agit d’articles sur des sujets qui me passionnent tellement que j’écris pendant des heures et des heures sans m’arrêter et je me retrouve avec 10 pages Word à faire rentrer dans 2… #truestory. Bon, plus sérieusement les règles zéro déchet ça m’intéresse depuis au moins 5 ans et j’adore en parler avec ma famille, mes ami.es et mes collègues. C’est un sujet assez clivant puisque soit les personnes sont hyper receptives et trouvent la démarche intrigante, soit les personnes ne sont (malheureusement) pas ouvertes à ce genre de discussion, elles pensent que les règles doivent rester un sujet privé. Alors parler de protections réutilisables à rincer sous l’eau du lavabo pour eux c’est « No way » ! Alors j’espère de tout cœur que ces articles t’aideront, dans le premier cas, à approfondir tes connaissances en la matière ou, dans le 2e, à t’aider à comprendre que les règles ça n’a rien de tabou. Plus de la moitié de la population en a, et pouvoir en discuter librement est la moindre des choses que nous puissions faire à son sujet !

Sur ces belles paroles, je t’invite à rentrer avec moi dans ce merveilleux monde des règles zéro déchet !

Cette série d'articles sera donc séparée en 3 parties :

    1. / Introduction aux règles zéro déchet et présentation des serviettes lavables
    1. / Présentation de la culotte de règle
    1. / Présentation de la cup et introduction à l'atelier dédié à ce sujet à la maison du zéro déchet

1/ La consommation des protections hygiéniques « classiques »

Commençons, si tu le veux bien, par une introduction générale sur les protections periodiques que nous appellerons « classiques ».

Quelle quantité consommons-nous ?

En moyenne, une femme utilise au cours de sa vie 10 000 à 15 000 produits menstruels (serviettes, tampons, applicateurs, emballages individuels). Ce sont chaque année, plus de 45 milliards de serviettes hygiéniques qui sont jetées dans le monde.

Quel impact cela a t-il sur l’environnement ?

Il faut 500 ans à ces produits hygiéniques pour se dégrader, c'est-à-dire autant qu'une bouteille en plastique. Ce qui fait de l'industrie des protections hygiéniques l'une des plus polluantes au monde, selon Greenpeace. Toute cette pollution me rends si perplexe…

Quel est le prix à payer pour toute une vie ?

Pour cela mon ami.e, nous allons faire un petit calcul ensemble, alors choppe ta calculette et c’est parti ! Tout d’abord prenons le nombre d’années de menstruations dans une vie : 35 ans de règle en moyenne. À multiplier par le nombre de règles que tu as par an, « logiquement » c’est 12, mais pour moi par exemple c’est 7 (Je suis pleine de surprise n’est-ce pas ?). Et enfin tu multiplies par le prix que tu dépenses à chaque période de règles (pour ma part c’etait une boîte de serviettes + tampons et une culotte sacrifiée de temps en temps à cause d’un accident…) Le mien aurait été de 6000 (fucking) euros pour toute ma vie. Bref, une jolie petite voiture tout de même ! Quand tu te dis qu’une cup dure 15 ans et coûte 25€ le comparatif est vite fait !

Une situation qui me fait tristement penser aux femmes vivant dans la pauvreté ou sans domicile fixe… D’ailleurs il existe les associations Règles Élémentaires et Féminité Sans Abri qui s'occupent de collecter des protections hygiéniques pour quelles soient ensuite redistribuées par d'autres organismes aux femmes vivant dans la rue. N’hésite pas à aller à leur recontre ou de faire un don qui sera sans aucun doute très apprécié !

De quoi sont faites ces protections classiques ?

La composition des protections classiques reste très floues. Il n’y a aucune obligation légale de donner toute la composition de ces produits. On trouve dans les tampons et serviettes hygiéniques des résidus de nombreux produits toxiques (de l’aluminium, des alcools, de la dioxyne, des pesticides, du parfum -particulièrement irritants) sans aucune mise en garde. Nous savons également qu’il y a des agents blanchissants (avec du chlore notamment). Il faut savoir que les muqueuses utérines et vaginales sont des cellules très perméables et s’imprègnent des substances en contact. Il existe depuis quelques années des serviettes et des tampons faits à partir de coton biologique ; une autre alternative qui n'est pas zéro déchet mais qui limitera la casse pour ton corps. Tu peux en trouver par exemple en magasin bio ou sur le site Greenweez sur lequel elles sont souvent en réduction !

Comme tu peux le voir il y a plusieurs raisons de se tourner vers les alternatives à ces protections hygiéniques classiques. Et la meilleure raison sera la tienne ! Le plus important dans ce changement c’est que tu saches au fond de toi que tu le fais pour des raisons qui te sont propres. Que ce soit pour ta santé, l’environnement ou l’aspect pratique (si si j’te jure !), c’est à toi de voir !

Les serviettes lavables

Comment choisir la serviette ?

Ces dernières années il y a eu plusieurs marques plus ou moins chères qui sont apparues sur le marché. J'ai pour ma part voulu tester différentes marques et différentes gammes de prix. Le constat a été sans appel : celles qui coûtent le plus cher sont celles qui m'ont le plus convaincue. Je pense que lorsque tu choisis d'acheter une nouvelle serviette lavable il faut se pencher sur ces critères : le choix des matières bio ou non, composition avec le plus possible de coton (possible présence et la transparence de la marque sur la fabrication de la serviette. J'en avais trouvé à 5€ la serviette mais il n'y avait aucune information sur tout ça... Il faut voir cet achat comme un investissement, pour toi certes mais pourquoi pas aussi pour l'économie française tant qu'on y est ?

J'ai eu l'occasion de découvrir la jolie marque Dans ma culotte qui m'a gentillement envoyé 3 modèles de serviettes lavables. Il y a la grande ( niquel pour les flux abondants et pour la nuit), la moyenne (pour ma part en début et fin de règles avec un flux moyen) et la petite aka protège slip (pour les pertes ou le spotting (quelques gouttes quoi)).

Si je t'en parle aujourd'hui c'est parce que se sont celles qui m'ont vraiment conquise. Pour moi elles sont synomnyme de qualité mais aussi de valeurs qui me parlent ! En gros Dans ma culotte s'engage à Parler des règles sans tabou, mettre en place des actions humanitaires (Maroc et Burkina faso), ne pas mettre de produits toxiques dans leur produits et favoriser une fabrication respectueuse ( développer l'économie locale (France et Europe) en embauchant et de réduire l'empreinte écologique). Bref, je les kiff et j'espère que leur belle entreprise ira de plus en plus loin !

Comment que ça marche ?

Dans une serviette hygiénique lavable, on trouve plusieurs types de tissus et chacun a une fonction différente. Le choix des tissus est très important car ce sont eux qui vont donner certaines propriétés à ta serviette hygiénique lavable (l’absorption, l’épaisseur, le confort ou la respirabilité). On retrouve notamment : du coton, du flanelle, du nylon, de la polaire mais aussi du velour par exemple.

En général il y a une face avec des motifs et une face unie. Ne fais pas comme moi, prends le temps de voir le sens de ta serviette. Normalement c'est la face avec les motifs qui doit être visible lorsque tu l'installes dans ta culotte. Il y a un ou deux clips à pression pour bloquer la serviette et éviter qu’elle ne bouge durant ta journée.

Si tu es à l'extérieur et que tu dois changer ta serviette il y a un moyen très simple de la mettre dans ton sac sans aucun risque d'odeur. Tout d'abord tu dois faire un pliage (la partie longue se replie sur elle même puis les aillettes sur le coté se clipsent entre elles) et ensuite tu la glisse dans une pochette imperméable et hop dans le sac !

D’abord il est conseillé de laver 2/3 fois la serviette avant de la porter pour la première fois, cela lui permettra d’avoir son potentiel d’aborsption maximal !

Comment que ça se lave ?

Dans un premier temps tu dois passer la serviette sous l’eau froide (surtout pas eau chaude car le sang va coaguler et s’incruster dans la fibre !). Personnellement j’ai un petit savon naturel à l'huile de coco dédié à ça sous mon lavabo (il est déconseillé d'utiliser du savon de Marseille car à terme il obstrue les pores de la serviette). Je frotte quelques secondes et je rince. Ensuite je mets directement la serviette dans ma machine à laver qui sera lavée dans ma prochaine machine de linge sale. Evite (de manière générale) les lessives toxiques, essaye de te tourner vers une compo la plus simple, naturelle et bio possible. Tu as par exemple des lessives au savon noir, au lière ou au marron. Ne mets pas trop de lessive : cela saturerait le tissu, ce qui le rendrait moins absorbant. Pour les mêmes raisons : n’utilise surtout pas d’adoucissant ! La machine doit être à 30° pour une meilleure efficacité du lavage. Et ne pas mettre la serviette au sèche linge.

Tu peux les laver avec le reste de ton linge, le sang de tes règles n'est pas sale et ne tâchera pas tes autres vêtements !

Cela peut arriver qu'une tâche brune reste après le premier lavage. Astuces anti tâche : quand il fait beau tu peux les mettre dehors pour faire bronzette, le soleil fait disparaître petit à petit la tâche. #mercil’amie

Nous voici arrivé.es à la fin de cette première partie. Surtout si tu as des questions n'hésite surtout pas à me laisser un commentaire ou à venir en message privé. Je me ferai une joie d'y répondre ! Je te donne rendez-vous la semaine prochaine pour la 2e partie, d'ici là porte toi bien !

XoXo Léa

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