19
Feb
2019

6 ans de végétarisme : le bilan

Joyeux anniversaire, Joyeux anniversaiiiiire moiquinemangeplusd’animaux, Joyeux aaaanniiiiveeerrrssssaiiiiirrrreeee ! #Yaaaaaay

Oh hell yeah, aujourd’hui je reviens en bombe pour faire le bilan avec toi de l’une de mes plus grandes fiertés : mon végétarisme ! (non non je ne surjoue même pas un poil !)

Mon végétarisme c’est avant tout une belle aventure qui ne cesse de me surprendre de jour en jour et de m’apporter du positif au quotidien. Alors pourquoi pas partager tout cela avec toi ?

Bon avant toute chose, LA question qui revient tout le temps et que je ne savais pas où caler dans les catégories en-dessous : non je n’ai pas de carence ! Je fais un bilan sanguin tous les 6 mois et je n’ai jamais eu de problème. J’ai appris à manger équilibré au fur et à mesure, savoir où se trouvent les protéines végétales et comment les consommer. Avec un peu de recherches et de curiosité cette transition alimentaire se fait très facilement ! Voilà qui est dit, maintenant passons au vif du sujet.

« Quiconque a entendu les cris d’un animal qu’on tue ne peut plus jamais manger de sa chair. » Confucius

Pourquoi devenir végétarienne ?

J’ai toujours adoré les animaux, mais j’ai aussi toujours mangé de la viande/poisson à chaque repas, n’y voyant aucune contradiction éthique là-dedans. Il y a 6 ans tout a changé du jour au lendemain, un vrai déclic intérieur très profond. Pour tout te dire j’avais regardé Earthlings, un documentaire parlant des différentes industries animales (viande, lait, cuir, cirque, fourrure…) Il est vraiment édifiant mais atroce à regarder, les images sont tellement violentes et criant de souffrance. J’ai pleuré des heures et des heures après l’avoir regardé. Puis je suis passée dans une phase d’énervement très profond, j’avais envie de péter la gueule à tout le monde car ils ne comprenaient pas qu’on n’avait pas le droit de traiter des êtres vivants de cette manière. Donc si tu comptes regarder ce reportage je te préviens, il est vraiment dur psychologiquement (prévois une personne avec qui discuter de ça après, c’est le mieux !) Je suis donc devenue végétarienne par une motivation éthique envers la vie animale. Les animaux sont doués d’intelligence et d'émotions, ils ressentent la peur dans l’abattoir, la vache ressent la tristesse lorsque son veau lui est retiré et les animaux sont dépecés vivants pour récupérer leur fourrure. C’en est trop ! Je ne peux plus faire partie de cette industrie meurtrière. J’ai le choix, j’ai fait mon choix, en pleine conscience.

Il n’y a pas beaucoup plus à dire en fait, à ce moment de ma vie j’ai su que je ne mangerai plus jamais d’animaux. J’ai par la suite commencé par le dire à mon entourage, à m’interesser à l’alimentation végétarienne et à faire le deuil de tous mes plats préférés. Oui oui, adios lasagnes italiennes et maki/sushis à volonté. Bien évidemment j’ai très rapidement appris à faire des versions végé de mes 2 plats préf’, ça va sans dire !

Je ne pense pas que c’est parce que je suis une personne particulièrement empathique que je suis devenue végétarienne. Je pense qu’il s'agit plutôt d’une question de courage, être capable de voir la vérité et d’accepter de se prendre cette énorme claque. Pouvoir se détacher de ses habitudes et de sa culture (coucou le bœuf bourgignon bien français), savoir dire stop et l’assumer. C’est aussi accepter d’avoir en tête ces millions d’êtres vivants massacrés chaque année pour nous autres les humains, avoir le poids de toutes ces vies sur ses épaules car la culpabilité d’avoir fait partie de ce système ne part jamais complétement. L’industrie animale est très opaque envers la population pour que chacun ait une idée floue du traitement des animaux durant leur élevage/abbatage.

Plusieurs motivations poussent les personnes à devenir végétariennes, pour certains ce sera pour une raison écologique et pour d’autres pour leur santé. Car oui ingérer de la chair animale bourrée d’antibiotiques bah c’est pas franchement top qu’on se le dise ! Et l’industrie de l’exploitation animale représenterait jusqu’à 36% des gazs à effet de serre selon les Nations unies (coucou dioxyde de carbone #proutdevache et engrais à tout va).

« Si les abattoirs avaient des vitres, tout le monde serait végétarien. » Paul McCartney

De nouvelles habitudes ?

Devenir végétarienne a non seulement changé mon alimentation (logique) mais aussi ma façon de consommer de manière générale. Comme expliqué ci-dessus, il y a entre autres la cause écologique qui rentre dans les motivations des végétariens. Donc faire du fast fashion (acheter des fringues neuves H24 et avoir une tonne de vêtements dans son armoire) mais être végétarienne à côté cela m’a semblé peu cohérent. J’ai donc commencé à acheter mes vêtements d’occasion (Vinted, Le bon coin, friperie ou les foires à tout) et à faire du tri régulièrement dans mon armoire.

Lorsque j’ai commencé à travailler j’ai aussi voulu faire des courses de façon plus intelligente (privilégier le bio, le local, le zéro déchet). Je vous ferai un article avec grand plaisir sur tous ces sujets très intéressants !

J’ai aussi commencé a m’intéresser aux différentes causes animales et comment je pouvais les aider (localement, sur les réseaux, les pétitions, les dons, les associations). Bref, grâce à toutes ces actions qui ont commencé à faire partie de mon quotidien je me suis sentie plus épanouie. J’ai compris que mettre du sens (politique, éthique, sentimental) derrière nos différentes actions était la meilleure façon de vivre en accord avec soi-même. Cela peu sembler un peu bateau dit comme ça, mais tant que l’on ne l’a pas expérimenté on ne peut pas vraiment comprendre ce sentiment de plénitude intérieure. Je ne dis pas que devenir végétarienne m’a permis d’avoir accès au bonheur inconditionnel, loin de là. Mais, dès mes 18 ans j’ai eu la chance d’apprendre à donner de la valeur à mes achats en tant que consommatrice et savoir que chaque choix compte.

« Pourriez-vous regarder un animal dans les yeux et lui dire : mon appétit est plus important que ta souffrance ? » Moby

Un évolution pas que pour moi

Devenir militant à son échelle c’est aussi savoir communiquer de façon non agressive mais persuasive dans son entourage. Je m’explique : bien souvent les personnes qui me parlaient de mon végétarisme pour la première fois le faisaient de façon assez agressive. Je ne comprenais pas pourquoi il y avait tant de négativité dans cette nouvelle résolution qui ne concernait que moi et seulement moi. En discutant avec d'autres végétariens je me suis rendue compte que ces personnes se sentaient jugées dans dans leur propres habitudes en découvrant mes nouvelles. Pourquoi est-ce que moi, petite Léa je pouvais remettre en question tout ce qu'on leur dit depuis toujours ? Et en plus en ayant des arguments qui semblent pas si cons...

Aujourd’hui je vois tellement d’alternatives se créer partout, il y a des restaurants vegan et des steak végétaux en supermarchés. Il y a 6 ans, quand je venais de devenir végétarienne, il n’y avait encore rien de tout cela !

Voir le nombre de végétariens augmenter d’années en années (5% des Français seraient végétariens ou vegans) me dit que nous sommes sur la bonne voie. Et quand je dis ça je ne veux pas dire que tout le monde doit devenir végé du jour au lendemain. L’important c’est que chacun mette du sens derrière ce style de vie. Ne pas le vivre comme un supplice mais plutôt comme une libération. Je vois de plus en plus de personnes devenir végétariennes pour la cause écologique et non pas pour l’aspect éthique par exemple.

« Ce n’est pas indispensable de manger des animaux, nous en faisons juste le choix. Cela devient donc un choix moral, celui de choisir un mode de vie ayant un énorme impact sur la planète, utilisant d’énormes ressources primaires et détruisant la biosphère. » James Cameron

Acceptation par mon entourage ?

L’acceptation par son entourage est souvent l’une des craintes les plus importantes lorsqu’on entame une transition végétarienne. Surtout lorsqu’on habite encore chez ses parents, ce qui était mon cas. Ça n’a pas été simple pour moi au début ! Ma famille était dans l’incompréhension la plus totale, d’autant plus que ce changement s’est fait du jour au lendemain.

Delphin aussi était dans une grande incompréhension au début, il me demandait pourquoi je voulais changer toutes mes habitudes que j’avais depuis toujours et qui fonctionnaient très bien (petite anecdote notre premier dîner de couple était au restaurant La boucherie, #ironiedusort).

Moi aussi j’ai eu le droit à mon lot d’interrogatoires mal formulés pendant les repas de famille. « Oui mais on était des chasseurs à la préhistoire, c’est normal qu’on mange de la viande ». Ne pas rentrer dans le conflit, se baser sur des chiffres, illustrer de façon concrète ses propos ; toutes ces petites actions m’ont permis de mieux faire accepter mes choix à ma famille (petite astuce survivor guide : fais attention aux gâteaux d’anniv’ avec de la gélatine animale où on te prévient qu’à la fin de ton assiette #truestory).

Toutes ces situations se sont débloquées avec le temps, et les discussions. Quand j’ai commencé à habiter seule pour mes études et que mon entourage venait me rendre visite, je leur faisais découvrir mes plats végé à cette occasion. Aujourd’hui ce sont mes proches qui appellent en amont les restau pour savoir s’ils ont des plats adaptés au menu avant de réserver. Quand je vais dans la famille de Delphin il y a toujours le plat de viande séparé des légumes. Toute ces attentions sont arrivées grâce à la tolérance et l’ouverture d’esprit , de leur côté mais aussi du mien.

Aujourd’hui ma famille a clairement diminué sa consommation de viande et l’une de mes sœurs est même devenue végétarienne (et cuisine beaucoup vegan, coucou @jjs_food !) Delphin adore mes petits plats sans cruauté animale (il mange de la viande en dehors de la maison 1/2 fois par semaine).

Je me dis que tout ça se sont des petites victoires à l’échelle de l’industrie animale mais au moins ce sont des victoires qui sont là grâce à moi. Et ça c’est pas rien !

« Comment pouvez-vous avoir un animal comme compagnon et un autre pour le repas ? » Martina Navratilova

Végétarienne ou végétalienne ?

La question à un million ! On va dire que je suis dans une transition longue durée… Un peu trop longue à mon goût, mais on dit qu’il faut donner du temps au temps ! Actuellement il n’y a aucun produit d’origine animale chez moi. Par contre je m’adapte lorsque je suis invitée chez des gens. Si le gâteau d’anniversaire n’est pas vegan, c’est pas grave, je mange quand même. Aujourd'hui j'estime que ma socialisation est plus importante que la composition du gâteau qui est en face de moi.

Au fur et à mesure des années je me suis nettement améliorée dans la pâtisserie vegan donc dès que je peux je ramène le dessert comme ça le problème est réglé ! Et puis il y a aussi des réfractaires qui une fois qu’ils ont goûté à la pâtisserie deviennent convertis et ça, ça vaut tout l’or du monde ! En tout cas je sais que je suis sur la bonne voie pour aboutir cette transition végétalienne.

Depuis que je suis à Paris je vais à plein de festivals vegan (Paris vegan festival, Smmmile festival) et je teste plein de petites adresses (la fromagerie vegan Jay and Joy, Un monde vegan). Il y a bien sûr d'autres manifestations partout en France, à toi de faire tes recherches petit scarabé !

Respecter mon rythme et mes envies, ne pas me frustrer et expliquer à mon entourage ce genre de choses ne se fait pas en un jour.

J’espère de tout cœur que cet article t’aura plu, végé ou non, envie de le devenir ou non, chacun a ses croyances mais ouvrir son cœur et son esprit à celles des autres c’est encore plus enrichissant tu ne crois pas ? Bref, je t’envoie plein de love et je te dis à tout bientôt !

Ps : toutes les photos que j'ai choisies pour illustrer cet article ont été prises lors de notre voyage à Madagascar l'été dernier.

XxxX Léa

« Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis » George Bernard Shaw,

Des pistes de lecture :

Sélection lectures de Save the green le blog

EAT, chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire de Gilles Lartigot

Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer

Un éternel Tréblinka de Charles Patterson

Des vidéos (si t’as la flemme de lire, non non ne me remercie pas ça me fait plaisir !) :

Gary Yourofsky : Le discours le plus important de votre vie

Les astuces de Margaux : Les conséquences du végétarisme sur ma vie

France 5 : Un monde sans viande

Fabien Moine : Végétarisme - Les clefs d'un régime enfin équilibré

Mes livres de cuisines préférés :

Vegan débutant de Marie Laforêt. Paru le 21 septembre 2017 Un livre qui reprend toutes les bases des alternatives végéta(li)/(ri)ennes ! On adore !

Cuisine indienne végétarienne de Sandra Salmandjee. Paru le 16 février 2018

Cuisine végétarienne midi et soir - 100 recettes à dévorer Collectif (Auteur) 100 recettes à dévorer Paru le 7 janvier 2016

Des podcasts L'adorable Esther qui a fait une série de podcasts pour faire une transition Omni to veggie en douceur !

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